ACTUALITÉS

LES OISEAUX MEURENT FACILEMENT
DANS CETTE CHAMBRE

• CRÉATION 2022

CRÉATION
Scène nationale d’Aubusson (23)
• le 20/01/2020 

Cratère scène nationale d’Alès
Reprise 7 représentations
• octobre 2022

L’Etoile du Nord à Paris
• Novembre 2022

Pour écrire L’Arbre des tropiques, Yukio Mishima a puisé son inspiration d’un fait divers survenu en France, dans une riche famille d’aristocrates de province : Une femme, qui avait épousé un homme pour sa fortune, use d’un stratagème pour s’emparer de ses biens. D’abord, elle noue avec son fils une relation incestueuse. Puis, le manipulant, elle le pousse au meurtre de son père, dissimulé en accident. Mishima vît dans cette histoire, la source de ce qu’il appellera son « Electre japonaise », une tragédie de son époque. Il y ajoute les thématiques qui l’obsèdent (la mort, le sacrifice) ainsi que certains éléments autobiographiques.

Dans le huis clos d’une riche maison de campagne, Ikuko, une jeune fille gravement malade vit recluse dans sa chambre. C’est son dernier jour, ses dernières heures. Elle le sent, elle le sait. Mais elle ne veut pas partir sans faire justice : planifier avec son frère Isamu le meurtre de leur mère. Cette dernière, oisive, réduite à n’être qu’un objet de désir pour son mari, provoque son fils au parricide. Entre la mère et le fils, entre le frère et la sœur, se tendent des pulsions incestueuses. Un témoin assiste impuissant au naufrage de cette famille : la tante Nobuko, veuve, qui porte en elle la sagesse de celle qui a déjà tout perdu.

Chez Ikuko, on peut déceler le reflet de Mishima évoluant dans une société qu’il rejette. La maladie dont elle souffre n’est pas nommée. C’est l’injustice et la cupidité de sa mère qui selon elle, la ronge et lui ôte peu à peu la vie. Isamu, son frère, trahi son nom, qui signifie « courageux ». C’est un jeune homme qui ne travaille pas, n’étudie pas et qui, lorsqu’il n’est pas à la maison, passe son temps, solitaire, à bicyclette.

Mishima écrit ainsi une tragédie de l’intime. Comme dans toute tragédie, les personnages incarnent de façon individuelle et humaine des enjeux, des tabous, des pathologies universelles. Dans L’arbre des Tropiques, il s’attaque à la perte de l’enfance, aux dégâts de l’argent en tant que moteur de vie, à l’inceste, à l’impuissance face à la maladie et à la mort. Il y fait jouer les pulsions premières, l’antagonisme psychanalytique freudien : eros et thanatos, force de vie et de mort.

Ce qui nous a frappé dans ce texte et que nous voulons traiter c’est la question du mal au sens large. Elle a évidemment sa part d’intemporel mais trouve ici son origine non pas dans une profanation criminelle première (comme dans les grands mythes grecs) mais dans la soif du gain, de pouvoir, la cupidité comme poison incurable.

Avec : Heidi-Eva Clavier, Clément Delperié, Thomas Delperié, Gabriel Tur • Chorégraphie : Nitya Peterschmitt • Conseil dramaturgique : Clément Delperié • Lumière : Valentin Paul • Son : Ludovic Enderlen

Collectif Le Grand Cerf Bleu • Coproduction : Théâtre de L’Union – Centre dramatique national de Limoges, Scène nationale d’Aubusson

Etape de travail à La Loge en 2017. Le spectacle a bénéficié du programme «90m2 créatif» (La Loge – Centquatre-Paris)

Avec le soutien dE : Théâtre de Vanves, du CENTQUATRE-Paris, de La Comédie Française et de la Péniche Opéra.

Le Grand Cerf Bleu est associé à : La Manufacture – CDN de Nancy-Lorraine et compagnon de la Scène Nationale d’Aubusson en 2018-2019 et associé au Théâtre de L’Union – CDN de Limoges en 2019-2020.

LES OISEAUX MEURENT FACILEMENT DANS CETTE CHAMBRE

• CRÉATION 2022

CRÉATION
Scène nationale d’Aubusson (23)
• le 20/01/2020 

Cratère scène nationale d’Alès
Reprise 7 représentations
• octobre 2022

L’Etoile du Nord à Paris
• Novembre 2022

Pour écrire L’Arbre des tropiques, Yukio Mishima a puisé son inspiration d’un fait divers survenu en France, dans une riche famille d’aristocrates de province : Une femme, qui avait épousé un homme pour sa fortune, use d’un stratagème pour s’emparer de ses biens. D’abord, elle noue avec son fils une relation incestueuse. Puis, le manipulant, elle le pousse au meurtre de son père, dissimulé en accident. Mishima vît dans cette histoire, la source de ce qu’il appellera son « Electre japonaise », une tragédie de son époque. Il y ajoute les thématiques qui l’obsèdent (la mort, le sacrifice) ainsi que certains éléments autobiographiques.

Dans le huis clos d’une riche maison de campagne, Ikuko, une jeune fille gravement malade vit recluse dans sa chambre. C’est son dernier jour, ses dernières heures. Elle le sent, elle le sait. Mais elle ne veut pas partir sans faire justice : planifier avec son frère Isamu le meurtre de leur mère. Cette dernière, oisive, réduite à n’être qu’un objet de désir pour son mari, provoque son fils au parricide. Entre la mère et le fils, entre le frère et la sœur, se tendent des pulsions incestueuses. Un témoin assiste impuissant au naufrage de cette famille : la tante Nobuko, veuve, qui porte en elle la sagesse de celle qui a déjà tout perdu.

Chez Ikuko, on peut déceler le reflet de Mishima évoluant dans une société qu’il rejette. La maladie dont elle souffre n’est pas nommée. C’est l’injustice et la cupidité de sa mère qui selon elle, la ronge et lui ôte peu à peu la vie. Isamu, son frère, trahi son nom, qui signifie « courageux ». C’est un jeune homme qui ne travaille pas, n’étudie pas et qui, lorsqu’il n’est pas à la maison, passe son temps, solitaire, à bicyclette.

Mishima écrit ainsi une tragédie de l’intime. Comme dans toute tragédie, les personnages incarnent de façon individuelle et humaine des enjeux, des tabous, des pathologies universelles. Dans L’arbre des Tropiques, il s’attaque à la perte de l’enfance, aux dégâts de l’argent en tant que moteur de vie, à l’inceste, à l’impuissance face à la maladie et à la mort. Il y fait jouer les pulsions premières, l’antagonisme psychanalytique freudien : eros et thanatos, force de vie et de mort.

Ce qui nous a frappé dans ce texte et que nous voulons traiter c’est la question du mal au sens large. Elle a évidemment sa part d’intemporel mais trouve ici son origine non pas dans une profanation criminelle première (comme dans les grands mythes grecs) mais dans la soif du gain, de pouvoir, la cupidité comme poison incurable.

Avec : Heidi-Eva Clavier, Clément Delperié, Thomas Delperié, Gabriel Tur • Chorégraphie : Nitya Peterschmitt • Conseil dramaturgique : Clément Delperié • Lumière : Valentin Paul • Son : Ludovic Enderlen

Collectif Le Grand Cerf Bleu • Coproduction : Théâtre de L’Union – Centre dramatique national de Limoges, Scène nationale d’Aubusson

Etape de travail à La Loge en 2017. Le spectacle a bénéficié du programme «90m2 créatif» (La Loge – Centquatre-Paris)

Avec le soutien dE : Théâtre de Vanves, du CENTQUATRE-Paris, de La Comédie Française et de la Péniche Opéra.

Le Grand Cerf Bleu est associé à : La Manufacture – CDN de Nancy-Lorraine et compagnon de la Scène Nationale d’Aubusson en 2018-2019 et associé au Théâtre de L’Union – CDN de Limoges en 2019-2020.